Developpement personnel

Devenir un bon
ORATEUR ?

15 avril 2022

Pourquoi devriez-vous devenir un orateur accompli ? Simplement parce que cela vous rendra plus confiant. Vous deviendrez plus convaincant et à l’aise avec n’importe quel type de public. Parler en public est l’une des manières les plus efficaces pour faire progresser votre carrière ou vos affaires personnelles. Si vous êtes un bon orateur, vous pouvez conclure une vente, défendre votre point de vue, vous faire respecter par votre équipe ou plus simplement, améliorer toutes vos interactions, qu’elles soient professionnelles ou personnelles.

Chacun de nous a un style naturel de prise de parole, qu’il doit retrouver en lui pour toucher au plus juste son public. Voici 9 conseils pour vous lancer ou vous améliorer.

Connaître et utiliser votre style

Il existe ainsi une multitude de styles pour prendre la parole en public, que l’on adopte selon sa personnalité, le contexte et le moment. Cependant, nous avons un style naturel préférentiel. Il en existe 4 : le Tribun, le Didacticien, l’Instructeur, le Conteur.

Le Tribun ; le verbe qui enflamme

  • Vos caractéristiques : Une parole puissante, portée vers l’autre. Une attaque appuyée sur la première syllabe en début de phrase. Ce qui marque une énergie et une puissance d’engagement. Le discourt est vécu avec le cœur, les tripes car vous vivez vos émotions. Vous communiquez énergie et engagement.
  • Vos faiblesses : Le risque est d’être débordé par vos émotions, vos sentiments, d’avoir des gestes saccadés, répétés, qui monopolisent l’attention de l’auditoire au point qu’il n’écoute plus le contenu.
  • Nos conseils : Sentez quand vous vous emballez sur un émoi. Reprenez alors contact avec le public par le regard, pour le ramener sur le fond de l’exposé. Respirez puis faites silence, avant de réattaquer.

Le Didacticien ; le souci d’être compris (A l’opposé du Tribun)

  • Vos caractéristiques : Une parole posée, sans effort, neutre mais empathique. Le rythme est lent. La voix est agréable. Vous articulez pour que l’information soit entendue et retenue. Votre moteur reste le groupe, que vous cherchez des yeux et questionne : « Suis-je clair ? ».
  • Vos faiblesses : Mettant trop à distance votre affect, vous risquez de ne pas assez donner de relief aux mots. La voix, le phrasé et le débit manquent de volume et de variations au risque de devenir monocorde et d’ennuyer.
  • Nos conseils : Gardez vos pieds ancrés au sol afin de mobiliser votre énergie. Adoptez une respiration ample et longue qui donne de la force aux cordes vocales. Variez votre vocabulaire, utilisez des métaphores, donnez des exemples pour tenir en haleine. Prenez en compte l’autre et laissez-lui du temps pour recevoir les informations. Détachez-vous de la clarté de votre discours et la précision des informations que vous transmettez, en laissant plus de place aux émotions.

L’Instructeur ; le sens de l’action et de l’objectif

  • Vos caractéristiques : Un discours ferme, rassurant, vous savez donner la direction. Des phrases courtes et un langage simple qui donnent du sens et de la direction aux choses. Peu expressif, mais professionnel et précis, le bas de votre visage souligne la volonté de convaincre. Le regard intrusif va cueillir l’intérêt ou l’approbation de la salle et vérifier que le propos est compris.
  • Vos faiblesses : En retrait de sa sensibilité et du groupe, vous risquez de manquer d’empathie. Du coup l’auditoire se demande s’il a de l’importance.
  • Nos conseils : Utilisez des substantifs et adjectifs qui touchent, en puisant dans le registre des cinq sens. Car la mémorisation passe surtout par les émotions.

Le Conteur ; le récit qui captive (A l’opposé de l’Instructeur)

  • Vos caractéristiques : Le haut du visage est mobile, les yeux pétillent, les sourcils bougent, avec des mimiques. Vous savez une intonation soutenue et soulignez certains mots en rallongeant les voyelles. Votre parole est calme, pesée, mais pas imposée. Vous savez jouer de la voix, la moduler, la séquencer, sans l’imposer. Vous captez votre auditoire, car vous vivez vos émotions, mais savez laisser de la place à l’autre, car vous faites preuve d’empathie et êtes à l’écoute.
  • Vos faiblesses : Le risque est d’être parfois dans sa bulle, enfermé dans son histoire.
  • Nos conseils : Prenez un peu de distance avec vos émotions et le contenu. Vérifiez que l’assemblée partage les mêmes sensations que vous.

Connaître son sujet

Être bien informé sur le sujet que vous traitez, être perçu comme crédible dans votre domaine EST CAPITAL. Si tel n’est pas le cas, votre audience ne vous écoutera pas et vous passerez au mieux pour un incompétent. Maîtrisez votre sujet, c’est la base de votre légitimité Et après, autorisez-vous des zones d’improvisation qui rendrons votre présentation plus vraie.

Il reste nécessairement une zone à risque : la phase des questions de fin dont vous ne pouvez pas anticiper la nature. Si vous n’avez pas la réponse, n’inventez pas, dites simplement que vous ne savez pas mais que vous pourrez obtenir cette réponse et la transmettre un peu plus tard, et faites-le !

Créer le lien avec l’auditoire

  • Placez votre voix et n’ayez pas une voix monotone, sinon votre public décrochera. Projetez votre voix sans trop de force ou trop faiblement. Encore une fois, en fonction de la salle, du fond sonore, de votre équipement (micro…) tout va dépendre. Un conseil : faites des tests son !
  • Ayez de l’humour en débutant votre discours avec une histoire pleine d’humour et qui se rapporte à votre sujet est un excellent moyen de vous connecter avec votre public. Une excellente forme d’humour, avec peu de risque pour l’orateur, consiste à utiliser l’auto-dérision. Moquez-vous (raisonnablement) de vous. Par exemple « Oui, je sais ce que vous vous dites, ma cravate ne va pas du tout avec ma chemise…mais voyez-vous, ma femme est daltonienne et je ne voulais pas la froisser… ».
  • Établissez un contact visuel, regardez une personne suffisamment longtemps pour livrer une pensée complète, puis passez à une autre personne et ainsi de suite. Lorsque vous faites cela, chacun dans le public aura l’impression que vous lui parlez. Balayez la salle, votre regard doit se porter tantôt devant, tantôt derrière. A gauche, à droite et au centre.
  • Retenez l’attention de l’auditoire, par votre façon de vous exprimer, pensez à utiliser les silences. Sachez quoi faire avec vos mains : pas de geste parasite !
  • Ayez des aides visuelles, car une partie de votre auditoire en aura besoin. C’est à dire qu’elle aura besoin d’images pour bien comprendre votre concept. A l’inverse, les personnes plutôt « auditives » capteront parfaitement votre discours. N’oublier pas de donner le plan de votre exposé dans votre introduction, cela permet de donner des repères à ceux qui en ont besoin.

Se mettre dans de bonnes conditions

  1. Se préparer – Tous les bons orateurs préparent leur présentation, puis répètent pour leurs amis, conjoint. Mais également en face d’un miroir. Et même se filment pour voir leurs défauts et ainsi les corriger.
  2. Maîtriser son stress – Pour être plus à l’aise, nous vous proposons une excellente technique de PNL, qui consiste à visualiser votre succès ! Imaginez-vous les sensations, les sons et les images avec le plus de détails possibles : imaginez le triomphe que vous recevrez une fois la représentation terminée, écoutez les bravos et les applaudissements, regardez le public qui se lève pour vous acclamer …
  3. Préparer et vérifier le matériel (y compris vous-même !) – N’oublier pas de vérifier le matériel audio-visuel à l’avance. Ne vous oubliez pas : la veille au soir couchez-vous tôt pour être en forme et prévoyez une tenue dans laquelle vous vous sentirez à l’aise.
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